Via Francigena

Après  7 semaines d’arrêt du Tour de France à pied par les GR, il est venu le temps ………des cathédrales, non en fait le 13 août je suis passé par Paris pour retourner à Arras , dernière ville étape, et je n’ai pas résisté au plaisir d’aller à Notre Dame pour poser le pied sur la rosace du Km O


Et donc le 14 août j’ai repris mon périple sur le GR145 qui est aussi la Via Francigena qui mène les pèlerins de Canterbury à Rome.

Quelques infos pratiques

Amis, connus ou inconnus, souvent vos mêmes questions reviennent  : comment se passe ton périple, où dors tu, comment manges tu, n’est ce pas trop difficile tout seul, et la fatigue, les pieds dans quel état, combien de kms? …. et je ne suis pas exhaustif. Toutes ces interrogations sont légitimes et de bon sens, aussi je vous fais un petit bilan.

D »Arras à Boulogne, 8 étapes et 210 kms, dont 180 sur la Via Francigena jusqu’à Wissant. À midi c’est régime sandwich acheté le matin au départ ( c’est mieux ) ou en cours de route ( c’est plus risqué ) avec une pomme ou une nectarine. Le soir, je dine en général là où je loge, parfois froid tout seul, souvent à une table au milieu d’autres tables, et de temps en temps à une vraie table d’hôtes, une stammtisch comme on dit en Alsace. Question logement, sur 9 nuits depuis Arras, 1 dans une maison diocèsaine, 1 dans une abbaye bénédictine, 2 en chambre d’hôte, 2 à l’hôtel , 2 en bungalow de camping, 1 chez un couchsurfer ( Couchsurfing.com ). Malgré la longueur relative des étapes, l’état de forme est bon pour cette reprise, et je n’ai, j’en suis désolé, qu’une seule ampoule à signaler, apparue le 7ème jour.


 

C’est beau aussi le Ch’nord

L’Artois, l’ancien pays minier, est assez vallonné, vert, peu de forêts mais pas mal de bocage. Sur cette ancienne voie ferrée à voie étroite, qui a sans doute vue passer des milliers de wagonnets chargés de charbon, je ne sais pas pourquoi, mais tout à coup m’est venu à l’esprit un roman que j’avais adoré à l’adolescence,  » Qu’elle était verte ma vallée « . En apercevant les terrils, j’ai pensé à cette industrie du charbon qui, finalement, n’a pas défiguré le paysage.Ici, pas de cathédrales de fer et d’acier comme dans la sidérurgie, pas de vallée de la Chiers avec ses six hauts-fourneaux crachant le feu et qui faisaient rougeoyer le ciel . Dans ce bel Artois, à part les cités ouvrières, d’une certaine manière le passé, comme lorsqu’il était un présent, est enfoui.

Une terre meurtrie

Dès le début de l’étape du 15 août, juste au-dessus de Albin St Nazaire, se trouve le mémorial de Notre Dame de Lorette. Au débouché d »un escalier assez raide, dès l’arrivée sur le plateau, on est saisi par l’immense cimetière aux 20 000 tombes, reparties en 4 carrés autour de la Basilique ( c’était un lieu de pèlerinage avant la Guerre de 14 ). Depuis peu, dans une forme de cercle de paix en marbre sont inscrits les 580 OOO noms des soldats tombés dans le Nord et le Pas de Calais entre 1914 et 1918, par ordre alphabétique, indifféremment à leur nationalité et à leur grade.

Des rencontres bien sûr

Dès après Arras, Monique et Daniel, quoi font les  » chemins « , qui sont allés à St Jacques, de Vézelay à Assise…… À l’Abbaye Nore Dame de Wisques, la Famille pèlerine, sept Québécois incroyables qui cheminent de Canterbury à  Rome, Jean et Chantal avec leurs enfants Tommy 14 mois, Odyssée 5 ans et Mickaël 7 ans, et aussi Yannick, l’autre fils de Jean avec sa copine Émilie. Et aussi Vincent avec Syane, laquelle m’a proposé par mail de m’héberger à St Martin Vésubie ( ce sera dans un an ). Et enfin, 2 Belges sympas, belges quoi, Isabelle et Jean Jacques

Et les clochers

Comme une petite balle rouge lancée dans le ciel….

3 réponses sur “Via Francigena”

  1. Bernard va devenir le marcheur national, lorsqu’il aura terminé son périple hexagonal, il aura droit au petit ruban rouge pour son courage, son abnégation, certes demain n’est pas la veille, il y a encore des kilomètres à consommer, il y arrivera puisque c’est une volonté affirmée. Pierre et Madeleine.

  2. Salut Bernard,
    Je suis toujours accros à tes nouvelles.
    Je constate que le moral est au beau fixe.
    La mer approche, tes poumons vont humer l’iode marin et ton palais se délecter de fruits de mer.
    Kishes.

    Gillou Hugues

  3. On pense à toi souvent, grand Bernard, très souvent même, et à ce défi lancé et relevé. Que les vents te soient favorables, que le soleil t’accompagne sans te tourmenter, et que la mer à ta droite t’apporte toutes les légendes murmurées par la houle.
    Kishes,
    Gérald

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