Premières rencontres….

 



 


Ce Tour de France à pied il faut le faire éclore.

De Barr à Thann, 7 jours et 140 Kms, déjà, ou seulement 14 étapes, plus que 351. De la plaine d’Alsace aux hautes chaumes des Vosges, du soleil, un peu, des nuages, beaucoup, de la pluie, en petites, grosses et très grosses gouttes. Sur cette partie du parcours, le balisage du Club Vosgien est parfait, un grand merci à tous les baliseurs  bénévoles.

Parler, échanger…….

avec Christian au Refuge du Gruckert, où je me suis arrêté par hasard, pour une pause sandwich, parceque c’était l’heure, que le temps était humide. Le chalet appartient aux Amis de la Nature, association plus que centenaire, et le chalet est géré et entretenu uniquement par des bénévoles, comme Christian et son épouse Sophie. Les Amis de la Nature ont été créés  en Autriche à la fin du XIXème, puis ont essaimé en Allemagne, et donc en Alsace pendant la période d’annexion. C’était à l’origine, et encore aujourd’hui, une organisation à vocation sociale permettant aux ouvriers de profiter dans de bonnes conditions de la nature et de loisirs peu onéreux. Ils sont restés très longtemps, et jusqu’à peu encore, en forte opposition avec le Club Vosgien qui était lui l’émanation de la bourgeoisie qui goûtait aux premières joies du tourisme. Il existe une vingtaine de chalets des Amis de la Nature en Alsace, et qui sont ouverts à tous.

avec Marie-Claude et Louis, autour de la table du petit-déjeuner de leur gîte l’Ecureuil à Aubure. Ah! Louis et son village, intarissable sur le sujet, sur cette maison où il est né et qui a vu défiler tant et tant de randonneurs, auxquels Marie-Claude a servi tant et tant de repas et de verres du temps où le gite était aussi un café-restaurant. Les regrets  que personne ne reprenne la suite, même s’ils espèrent encore, et que c’est pour cela qu’ils continuent à entretenir une petite activité, mais que bon pas d’illusions, le village se vide, mais que pourquoi pas, çà pourrait  repartir, n’est-ce pas. Aubure était  un village florissant, le plus haut village  d’Alsace à 800m, et qui a compté  jusqu’à cinq sanatorium et maisons de repos. Un village très ancien, entièrement détruit et vidé de ses habitantqs à la guerre de Trente Ans, d’abord repeuplé par des colons suisses, protestants et germanophones , le village du bas, puis par des catholiques, le village du haut, les deux séparés, on se croise, on se parle mais on ne se mélange pas. Curiosité de l’histoire de ces régions tourmentées, le presbytère catholique a toujours, depuis des siècles, dépendu de l’Evêché de Toul, donc de la France. Bon, Louis, arrêtez, j’ai de la route à faire!

avec Gerar, Paul, Jean-Marie, Pierre, Alain, Fabien, Olivier.

Gerar, je l’ai rencontré sur le chemin à la sortie d’Aubure, un « walking Dutchman », un Hollandais qui a fait le tour d’Europe à pied, traversé la France à vélo avec son épouse, laqulle maintenant ne marche plus avec lui mais l’accompagne, et visite les alentours …en voiture. Il allait jusqu’au Bonhomme, moi aussi, nous avons passé la journée ensemble. Il m’a fait découvrir Géo Caching, cette chasse au trésor mondiale, qui consiste à découvrir une boite dissimulée sous un tronc ou derrière un rocher, géolocalisée sur le site internet et sur  les GPS, à inscrire son nom et la date de passage. Inutile, merveilleusement inutile! Si vous voulez en savoir plus Https://geocaching.com

Avec Paul et Jean-Marie, nous sommes montés depuis le Bonhomme jusqu’à l’Etang du Devin, et nous avons passé la soirée autour de la même table. Pierre et Alain, partis de bonne heure depuis le-dit Étang, je les ai rejoints au Refuge CAF des Trois-Fours où nous avons beaucoup parlé agriculture raisonnée. Si, si ..!!!! (Je fais sans doute sourire ceux qui me connaissent). Fabien et Olivier, ils prenaient le soleil devant leur tente étendue pour sécher, ils m’ont proposé de me faire un café, ils ont la bonnr idée d’être aussi nancéiens, on a marché l’après-midi ensemble, je les ai retrouvés par hasard le lendemain matin sur la route du Grand Ballon que l’on a atteint trempés, et hop, salut, c’était sympa, bonne continuation, bonne fin de week-end.

Rencontre avec l’histoire aussi…..

au Hartmannswillerkopf, ou Vieil Armand, au-dessus de Thann. Là, pendant la Grande Guerre, les Français et les Allemands se sont livrés une bataille féroce pour le contrôle des crêtes qui dominent la plaine d’Alsace. Des bombardements, des assauts, des tranchées, des bunkers, des corps-à-corps, plus de 30 000 soldats des deux camps y ont laissé la vie en 1915 et 1916. Pour quelques mètres, pris, perdus, repris….Pour rien.

Top accueil

Cette semaine, le Top va à Thérèse de la Résidence l’Etang du Devin. Un lieu privilégié avec une vue magnifique, une hôtesse attentive et généreuse.

Et toujours…..

les visages sur la Page Facebook et les photos de 10H 12H 14H 16H 18H sur Instagram  ( les liens sont sur la droite)

Premiers pas……


Ces premièrs pas de mon Tour de France à pied par les GR ont un air de fête. Ce Dimanche 30 avril, ils sont nombreux à avoir repondu à mon


invitation à venir partager le café de l’amitié au Jean Lam, Place Stanislas. Marion, ma famille avec mon petit-fils en tête bien sûr, Francis, Marc, Muriel, Dominique, Jacques, Tic et Tac qui m’offrent un porte-bonheur familial et dédicacé, Laetitia, Philippe, Thierry, Nicolas, Matthieu, Robin…et tous les autres que je ne peux citer, amis du vendredi ou du lundi.

1OH tapantes, chez les Goldo l’heure c’est l’heure, nous partîmes à 30,  sous le regard bienveillant de Stanislas, vers la Porte Ste Catherine, dont mon fils, ma fille ET mon petit-fils Noah me tenant tendrement la main. De là, à l’inverse du Cid, nous fûmes 8 jusqu’à Seichamps où Nathan, Francis et Jacques , Daniel à StMax, firent leurs adieux. Nous étions 4 à parvenir à Amance , pour une pause casse-croûte sous un grand cèdre. Je sais que Rachel aurait voulu m’accompagner encore, mais je suis certain que ce n’est que partie remise. La fière armée était réduite à 2, un Général si vous voyez…et un fidèle soldat, Romain, prêt au sacrifice jusqu’à Bioncourt. Cette première bataille fut recomponsée par l’accueil chaleureux de Marie-Paule au Clos des Pommes…et par une bonne bière.


Lundi 1er mai, j’ai défilé seul dans la campagne lorraine, où après Gremecey j’ai eu l’occasion de pester contre le balisage défaillant; normal, on est en Moselle ( pardonnez au nancéien que je suis amis du 57). La soirée en solitaire dans le gîte communal de 40 lits de Blanche-Eglise m’a permis de tester ma playlist musicale. Mardi 2 mai, j’ai de nouveau pu éprouver le balisage aléatoire qui de détour en retour n’use pas que les souliers. C’est le métier qui rentre. Heureusement, l’arrivée à Rhodes, au bord de l’étang du Stock, était un enchantement.

Mercredi 3 mai, journée plate, relief comme le reste. Et ventre creux, car le point de ravitaillement à Gondrexange n’existe plus. Cette France qui se désertifie, pas un mythe. Un éclair dans la grisaille, la rencontre avec Nico au bord du canal de la Marne au Rhin.Il est parti de Troyes pour un périple de 2500 Kms sur un drôle d’engin qui pèse chargé 70 Kgs; et il compte traverser les Alpes jusqu’àTurin et faire le Ventoux! Sont fous ces jeunes!! Gros avantage de cette étape jusqu’à St Quirin, c’est q’il s’est mis à tomber des cordes et que j’ai pu ainsi tester l’imperméabilité des vêtements que m’à conseillés Samuel de Grandeur Nature à Nancy.

Jeudi 4 et vendredi 5, les premiers dénivelés avec la montée au col du Donon, puis le Champ du Feu.Les Vosges, enfin! Ça ne se commente pa, ça se vit.

Je ne peux manquer d’évoquer avec émotion et recueillement le passage au camp du Struthof. Seul camp de concentration sur le territoire de ce qui n’était plus la République.
Lieu de mémoire, lieu d’Histoire où j’ai croisé 4 ou 5 classes de 3ème venant de Besançon, encadrés par leurs profs d’Histoire.
Pensées pour les milliers d’hommes passés ici, aux vies brisées, aux vies enlevées. Émotion pour les 83 juifs, hommes et femmes, gazés dans une petite ferme en contrebas.
En repartant, je me suis surpris à fredonner
 » ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent, nus et maigres tremblant…… »

Samedi 6 mai, de la Serva à Barr, il pleut, il pleut. La matinée a été agrémentée par la rencontrer d’un groupe de lunevillois super sympas. Ils font partie du Club subaquatique de Lunevile, avec le temps ils étaient vernis. Un bon café au Mont Ste Odile, haut-lieu de la spiritualité en Alsace, et c’est la descente vers Barr. Noëlle Bachert, viticultrice de son état, m’accueille avec un  » tiens voilà mon randonneur « .

Voilà, les 7 premiers jours sont bouclés, les 160 premiers kilomètres. Plus que 358 étapes. Et pour ce premier article, rien de tel qu’un petit verre d’Alsace

Top accueil

Incontestablement, le top accueil de ces 7 premières étapes, c’est Marie-Paule et Claude Rambourg du  » Clos des Pommes  » à Bioncourt. Une bonne bière à l’arrivée, une chambre très confortable, un bon dîner, et surtout une attention et des échanges, tant sur mon projet que sur leur vie d’hôtes ( ils ont des clients du monde entier, merci internet ). Enfin, une générosité tarifaire que je n’avais même as sollicitée.

Rappels

  • Sur ma Page Facebook Semelles et Cailloux je publie un post quasi chaque soir. Revenant aux origines de FB, des photos de mes rencontres, des visages, encore des visages…
  • Instagram semellesetcailloux : les photos de la France en chemin prises à 10H, 12H, 14H, 16H,18H

Derniers préparatifs

10 jours!
Plus que 10 jours avant le départ de Tour de France  à pied par les GR, départ et en même temps aboutissement. Aboutissement de 18 mois de rêve, de réflexion, de définition du projet, d’élaboration de l’itinéraire, de recherche des points d’étape, de préparation physique, de listage du matériel, de création de ce blog…..                                                                                                                                           Mais avant tout départ. Départ pour réaliser le projet, pour 365 jours de randonnée sur les GR de France, entrecoupés de pauses, ce qui me ramènera à Nancy  en décembre 2018. Départ pour écrire une nouvelle page, pour être moi-même tout en sachant que je reviendrai différent. Départ pour des rencontres, des bouts de chemin parcourus avec des proches, des amis ou des inconnus, des invitations à m’accueillir, du partage en toute humanité. Départ aussi pour des événements impromptus, des galères, de la pluie, du vent, des orages, des petits bobos et des grosses fatigues. Mais départ aussi pour des jours heureux, pleins de soleil et de chaleur, à travers champs et forêts, en bord de mer ou en montagne, de hameau en village et en ville, pour admirer encore et encore notre belle France, la regarder, la photographier, la raconter, ses paysages, ses monuments, ses sites,  bien sûr, mais aussi tous ces gens que mes pas croiseront.

Pour voyager loin…….

…..il faut ménager le marcheur. Et dans ce domaine, le plus important est de calculer au plus juste la charge à transporter. Il faut respecter le principe « ne pas emporter ce qui risque de ne pas servir ». Dernier exemple en date, puisque j’ai une veste imperméable avec capuchon,  je ne prends pas le chapeau de pluie, et à cette saison, pas de bonnet non plus, malgré le petit risque dans les Vosges au mois de Mai. 110 grammes de gagnés! Donc tout est prêt, le sac, les chaussures de marche, les bâtons, les vêtements de randonnée, les vêtements et chaussures de repos, et tout le reste ( TopoGuide, gourde, hygiène, soins, sac à viande…..)

Et donc, ça nous fait combien tout ça? Après pesées et re-pesées, je prends, non je ne prends pas, le poids total à déplacer à  chaque pas, donc y compris vêtements portés + chaussures + bâtons est de 13,1 Kg. Le sac lui-même, fera avec la gourde pleine et la nourriture du midi 10,60 Kg

Sécurité et petits bobos

Il est difficile d’envisager de marcher en moyenne 23 Kms par jour, et ce pendant 365 jours, sans quelques petits pépins physiques, ampoules ou tendinites diverses et variées. Bien évidemment, la longue préparation physique à laquelle je  me suis astreint me permet de partir dans un très bon état de forme. J’emporte crème pour les pieds, crème anti-inflammatoire, pansements ampoules, arnica 7ch, sans oublier la crème solaire.

La sécurité, quant à elle, préoccupe en fait plus mes proches que moi-même, et c’est bien naturel. Il ne faut cependant pas être ignorant, naïf, voire inconscient. Je vais marcher le plus souvent seul, parfois sur de longues distances, parfois aussi dans des endroits isolés. Je ne peux  écarter les risques de chute, de blessure, je peux m’égarer. Je pars donc avec une couverture de survie, un sifflet et une balise personnelle GPS( ça c’est pour l’extrême urgence, je la revendrai  en 2018)

 

Remerciements

Avant de débuter ce Tour de France à pied par les GR en 365 jours, je souhaite remercier tous ceux qui m’encouragent, pour certains depuis le tout début, à réaliser ce projet. Je ne les citerai pas, car ils se reconnaîtront, et je risque d’en oublier, tant ils sont nombreux. Les soutiens sont extrêmement variés, et tous me touchent : affection de mes proches, participation financière, conseils, accompagnement sur une ou des étapes, propositions d’hébergement,…

Je tiens à remercier particulièrement pour leur engagement Samuel de Grandeur Nature et Christophe de Tango, deux sympathiques commerçants  de Nancy.

Tango Bijoux

30 avril

Et maintenant, il n’y a plus qu’à….

J’espère que le dimanche 30 avril à 10H, nous serons nombreux pour effectuer ensemble les premiers pas du Tour de France à pied par les GR en 365 jours.

La première étape part de la Place Stanislas à Nancy, pour rejoindre, après la  traversée de St-Max, Essey-les-Nancy et Seichamps, le GR5  jusqu’à Bioncourt après 26 Kms de randonnée.

 

 

 

J – 100

Dans  100 jours exactement, le 30 avril, je débuterai le tour de France à pied par les GR en 365 jours.

Dans 100 jours sera venu le temps d’un article tous les 6/8 jours sur ce blog, des posts réguliers sur ma Page Facebook  , avec notamment l’album des rencontres, des photos quotidiennes à heures fixes de ma France en chemin, sur Instagram, et du gazouillis d’ infos glanées ici ou là, sur Twitter.

Avant de faire les premiers pas, en compagnie de ceux qui voudront m’accompagner ce dimanche-là, un petit point s’impose.

18 mois

Il y a 18 mois, en août 2015, ce fut une idée, juste une idée, une drôle d’idée!     De GR en GR, l’oeil rivé sur la carte de la Fédération Française de Randonnée Pédestre, l’idée chemina jusqu’au défi, réaliser le tour de France à pied en solo. De TopoGuide en TopoGuide, de carte Wikiloc en carte Wikiloc sur http://www.gr-infos.com/   le défi est devenu un projet.

Définir l’itinéraire, détailler l’enchaînement des étapes, trouver des gîtes, ne pas en trouver et donc modifier les étapes, tracer les quelques liaisons sur route ente les différents GR. Bien! tout  ça a de la gueule! Et puis s’apercevoir que tourner  dans  le sens horaire ne fonctionne pas, et donc recommencer tout l’itinéraire dans l’autre sens, de la Lorraine au Nord, puis l’Ouest de la Picardie aux Landes, et les Pyrénées d’Ouest en Est avant de rejoindre le Sud des Alpes pour remonter vers l’Est via le Jura jusqu’à la Place Stanislas.

Vérifier, compter les kilomètres, les recompter, établir le calendrier des  étapes.

Se préparer aussi. Car il est bien connu que les kilomètres à pied, ça use les souliers, mais le marcheur aussi. Alors, après la visite de révision chez le médecin du sport, pédaler, ramer, courir, gainer, soulever, fléchir, étirer…..inspirer, expirer…. une fois, puis deux, puis quatre, puis six fois par semaine. Que n’est-on pas prêt à faire pour quelques kilomètres sur les chemins!

Rêver, s’enthousiasmer, douter, ne jamais  renoncer, en parler à quelques-uns, ne pas en parler à la plupart, parce que, on ne sait jamais, si je ne le fais pas, n’est-ce pas……

J’y vais!

100 jours donc! Le temps de mettre en oeuvre un programme pour certains, une seconde pour moi, tant il reste à faire.

S’équiper, sac à dos, chaussures, bâtons de marche, vêtements techniques, accessoires, la liste détaillée est prête. Le tout doit peser au maximum 8 Kgs.

Investir dans le matériel informatique et photo/video avec un mini-ordinateur portable et un smartphone.

 S’entraîner, encore et toujours, en incluant désormais une randonnée de 20/25 Kms chaque semaine.

Réserver les gîtes pour les étapes Lorraine/Vosges/Ardennes/Hauts de France, et solliciter auprès des connaissances des hébergements « chez l »habitant »

Lancer un financement participatif pour environ 1/3 du budget total

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 Le tour de France à pied par les GR en 365 jours, cette aventure en solitaire que j’entreprends, je souhaite la partager. Le temps est donc venu de faire savoir, grâce à ce blog, mais aussi en publiant

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en activant mon compte Instagram     https://www.instagram.com/semellesetcailloux/

et mon compte Twitter   https://twitter.com/BernardTDFAP

 

Rendez-vous le dimanche 30 avril vers 9h30 sur la Place Stanislas à Nancy

Stanislas montre le chemin